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Antiquité
Le géographe Strabon définit Bordeaux comme une Ville double, aquitaine et celtique à la fois. Très vite, le Bordelais se trouve placé au centre d’un ensemble de voies de circulation, à la fois fluviales et terrestres au Nord, avec les routes de Saintes (Mediolanum Santonum), Poitiers (Lemonum), Périgueux (Vesuna), Limoges (Augustoritum), Lyon (Lugdunum), et vers le Sud avec les routes de Dax (Aquae Tarbellicae), puis plus au sud en Espagne vers la Méditerranée, Bilbilis près de Calatayud, Saragosse (Caesaraugusta), jusqu’à Tarragone (Tarraco). Durant les trois premiers siècles de l’Empire romain, Bordeaux est une ville riche grâce à son commerce et ses échanges, populeuse et cosmopolite, en même temps qu’un grand port. Les dernières investigations archéologiques et plus particulièrement les études épigraphiques des inscriptions funéraires attestent de la présence de nombreux étrangers : Germains, Belges, Bretons, mais aussi Grecs, Romains, citoyens de Nicomédie, de Bithynie, de Séleucie. Bordeaux est bien à cette époque un emporium cosmopolis, une image, en réduction de l’Empire. Les relations commerciales entre la péninsule ibérique et l’Aquitaine semblent avoir été importantes aussi bien par les Pyrénées, à Roncevaux, que par la côte atlantique par l’océan vers la Cantabrie. Qui sont ces immigrés qui investissent la cité et l’Aquitaine ? La plupart d’entre eux sont des commerçants étrangers et des citoyens romains attirés par cette métropole peuplée et riche qui offre des possibilités d’enrichissement. Elle est aussi terre d’accueil pour les plus défavorisés qui aspirent à une vie meilleure ; des esclaves, par exemple, peuvent ainsi se fondre dans la masse de la cité.
Sommaire de l'histoire de l'immigration en Aquitaine
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