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De la Renaissance au XVIIe siècle
Les Hollandais Le cabotage, qu’il soit européen ou national, reste la principale activité sur l’estuaire. Au XVIIe siècle, les Hollandais dominent ce trafic. Les débouchés se diversifient. La Flandre, les Pays-Bas, les villes de la Hanse sont, toujours avec l’Angleterre, les principales destinations. Les marchandises transportées sont plus variées. Les Allemands Au XVIIe siècle, de plus en plus de négociants issus des villes portuaires du nord de l’Allemagne viennent s’installer à Bordeaux. À partir du XVIIIe siècle, les nouveaux venus ne sont pratiquement plus que des négociants. En 1715, la communauté allemande, aussi nommée « colonie allemande », compte 19 négociants. La plupart d’entre eux sont issus de familles protestantes allemandes d’une certaine aisance ce qui entraîne une grande solidarité parmi les membres de cette communauté. Nombreux sont ceux qui entrent dans des familles bordelaises par alliance, sans pour autant oublier leurs propres origines. Par leur solidarité et leur ouverture envers la culture locale, ils marquent la société bordelaise de l’époque. Les Italiens Au XVIe siècle, la présence italienne en France est surtout réputée dans certains domaines prestigieux, comme l’art, la science ou les armes. Cette influence découle de l’implication française dans les différentes campagnes d’Italie, qui a placé les souverains français au contact d’artistes italiens de talent. À Bordeaux, le talent de cette immigration, due également à la diffusion de l’influence catholique et à l’essor du commerce européen, s’exprime plus particulièrement dans le domaine du négoce et de la finance. Arrivées en Guyenne pour y travailler ou contraintes à l’exil politique, de grandes familles prospèrent dans la région, comme les Salvy ou les Parency, qui contrôlent le commerce du pastel entre Toulouse et l’Atlantique, ou encore les Cerrenati, famille éminente de la vie économique bordelaise dans les années 1570. Outre la classe des négociants, l’immigration italienne en Aquitaine a aussi fourni les rangs de l’administration ecclésiastique : 80 % des diocèses du Sud-Ouest étaient à l’époque dirigés par des Italiens. Ainsi, on les retrouvait dans les évêchés d’Auch, de Cahors, de Bazas ou encore d’Agen, à tous les postes de la hiérarchie religieuse. Cependant, la crise monétaire à la fin du XVIe siècle et les différentes guerres de religion mettront progressivement fin à cette immigration italienne au début du XVIIe siècle.
Sommaire de l'histoire de l'immigration en Aquitaine
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