![]() |
| |||||||
|
Actions en Aquitaine, co-réalisation du Rahmi
Sur tout le territoire de l’Aquitaine, de nombreux acteurs, sociaux, culturels ou économiques, mènent des actions liées à l’histoire et à la mémoire de l’immigration. Pour connaître les projets et actions menés en Aquitaine : www.histoire-immigration.fr/la-cite/repertoire-de-projets/aquitaine Objectifs des actions :
|
||||||||
|
Quelques actions phares
Manifestation de 3 jours organisée à Bordeaux par l’ALIFS (Association du lien interculturel familial et social) dans le cadre de la Saison culturelle turque en France, en partenariat avec le Musée d’Aquitaine, le Rahmi, le CLAP Sud-Ouest, MC2a et O2Radio. Le Rahmi a été partenaire de cette manifestation en proposant, dans le cadre de « Mémoires en images », la projection de deux films sur l’immigration turque en France et en Allemagne.
Au moment des anniversaires des 50 ans des indépendances des pays d’Afrique, anciennes colonies françaises, l’association ALIFS, en partenariat avec le Musée d’Aquitaine, MC2A et le Rahmi, a organisé durant 3 jours la manifestation culturelle « Bons baisers d’Afrique » pour découvrir ou redécouvrir ce continent au fil de propositions artistiques mêlant traditions et modernité. Rencontres d’auteurs, de conteurs, d’illustrateurs, de comédiens, de musiciens, de danseurs, d’historiens, de conférenciers, d’associations locales… Soutenue par le Rahmi, cette manifestation a permis d’ouvrir le débat sur la situation en Afrique et les relations de la France et de l’Europe avec le continent africain.
L’Association franco-vietnamienne Bordeaux-Aquitaine, en partenariat avec le Musée d’Aquitaine et le Rahmi, a proposé des rencontres littéraires, un colloque sur le thème de l’immigration vietnamienne en France, des films, une exposition de photos, un atelier de fabrication de cerfs-volants, des animations, un concert… Dominique Rolland, Clément Baloup, Pascal Bourdeaux et Pierre Daum, auteur du livre Immigrés de force. Les travailleurs indochinois en France (1939-1952), furent présents au colloque où a été évoquée la mémoire des 20 000 travailleurs indochinois venus en France en 1939-1940. Ces photos prises en 1969 montrent l’arrivée des immigrés portugais en gare d’Hendaye, ville frontière avec l’Espagne. Fuyant la dictature de Salazar et les difficultés économiques, ils furent des milliers à faire halte en ce lieu avant de se disperser dans toute l’Europe. Ces photos, désormais dans les collections du Musée d’Aquitaine, ont fait l’objet d’un livre publié en 2008 aux éditions Atlantica : Sala de Espera - Hendaye - Gare internationale - Il y a quarante ans - Un matin, textes : Christian Caujolle, Manuel Dias Vaz, Isabelle Darrigrand, Gabriel Martinez, Résonance de Fernando Pessoa.
Depuis 24 ans, le Comité national français en hommage à Aristides de Sousa Mendes conduit en Aquitaine, et dans toute la France ainsi qu’au Portugal, un ensemble d’actions diverses pour mieux faire connaître Aristides de Sousa Mendes, consul général du Portugal à Bordeaux en juin 1940, dont l’action héroïque a permis de sauver des milliers de personnes fuyant la barbarie nazie, mais qui fut destitué par Salazar pour avoir désobéi et qui est mort, dans l’indifférence quasi générale, à Lisbonne le 3 avril 1954. Actions menées en 2010 en Aquitaine :
Pour en savoir plus : www.sousamendes.org Meilhan-sur-Garonne, Depuis de nombreuses années, la commune de Meilhan-sur-Garonne organise des manifestations culturelles pour promouvoir le livre et la lecture à travers des programmes faisant une large place à l’histoire des migrations, particulièrement en Lot-et-Garonne. En 2006, la 10e Journée du livre avait proposé une programmation exceptionnelle autour du thème des migrations, des exils et des identités en Aquitaine, avec notamment une table ronde sur le thème des identités produites par des migrations imbriquées à des évènements historiques, des mouvements politiques, des mutations économiques, avec la participation de Carmela Maltone, Joël Combres, directeur de la revue Ancrage, et Manuel Dias, qui avait abordé les conséquences de l’histoire coloniale sur l’immigration, ainsi que de Christian Sallenave, qui avait parlé des migrations professionnelles et du nomadisme identitaire en France durant la deuxième moitié du XXe siècle.
Au cours des deux guerres mondiales et de la guerre d’Indochine, des soldats marocains, par dizaines de milliers, ont combattu dans l’armée française. Engagés dans des régiments de tirailleurs ou des groupements de tabors, ils formaient une grande part des troupes dites « indigènes » ayant participé aux combats les plus rudes. Ce programme a reçu le soutien technique et financier de la CNHI, de la DRAC, de l’ACSÉ, du Conseil régional d’Aquitaine et des Archives départementales de la Dordogne et de Lot-et-Garonne.
En 2008, avec le soutien de la Préfecture de Région et de la DRAC, les personnalités qualifiées du comité régional de l’ACSÉ ont proposé, à l’occasion de l’Année européenne du dialogue interculturel (AEDI), la mise en place en Aquitaine d’un « événement » de valorisation des actions associatives conduites dans la région autour des problématiques de l’interculturel, de la diversité, de la lutte contre les discriminations, de l’égalité de traitement… Pour en savoir plus : www.aoc-diversite-aquitaine.org
L’histoire de l’immigration en France est étroitement liée à la venue de travailleurs migrants qui a répondu à un fort besoin de main-d’œuvre. Leurs droits sociaux ont évolué au fil des revendications et des luttes, les faisant passer du statut de travailleurs immigrés ou de réfugiés à celui de citoyens. C’est cette histoire que le Rahmi et ALIFS ont proposé d’aborder dans un lieu symbolique mais méconnu : le musée national de l’Assurance maladie à Lormont. Pour en savoir plus : www.musee-assurance-maladie.fr
La route nationale 10, qui rejoint Paris et Béhobie, près d’Hendaye, aux portes de l’Espagne, n’est pas une route comme les autres. C’est l’axe incontournable des migrations venues du Sud. Pour raviver la mémoire collective autour de cette route de l’espoir qui a vu passer tant de migrants, MC2a mène depuis 2004 une « aventure d’art et de mémoire » à la rencontre des habitants. Il s’agit d’une série de propositions artistiques, porteuses de messages de tolérance sur l’immigration :
À partir de 2004, l’AREEG a entamé un travail de mémoire en liaison avec la communauté d’origine espagnole. Il lui a paru évident de commencer par ces Républicains espagnols, réfugiés en France, qui, au péril de leur vie et souvent de celle de leurs familles, se sont engagés volontairement entre 1940 et 1945 dans le combat contre l’occupant et ont contribué à la restauration de la liberté et de la démocratie en France. Un sacrifice qui, 60 ans après, est encore méconnu. Ce travail a d’abord donné lieu à une exposition bilingue intitulée « Républicains espagnols de la seconde République à la Résistance française » et présentée au Centre Jean Moulin à Bordeaux de novembre 2008 à mars 2009. Un ouvrage, Des Espagnols dans la Résistance à Bordeaux et sa région, a prolongé ce travail d’information et de mémoire. Ce livre, publié en coédition avec les Éditions de l’Entre-deux-Mers, a reçu l’appui notamment de l’ACSÉ (Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances), du Rahmi et de la Fédération d’associations et centres d’émigrés espagnols en France (FACEEF). Au printemps 2011, une nouvelle exposition, enrichie de témoignages provenant d’un travail de collecte de la mémoire orale réalisé par le Rahmi, est présentée dans différents lieux d’Aquitaine dans le cadre de la commémoration du 80e anniversaire de la seconde République espagnole. Travail de mémoire en hommage aux Tirailleurs sénégalais Constitués en corps militaire en 1857 par un décret de Napoléon III, ils ont servi dans toutes les guerres de l’empire colonial français. La première guerre mondiale en mobilisa 161 250, dont 134 000 au front, où quelque 30 000 d’entre eux trouvèrent la mort. Lors du deuxième conflit mondial, la France fit à nouveau appel aux troupes coloniales ; sur les 179 000 hommes mobilisés, quelque 40 000 combattirent pendant la campagne de France (10 mai – 25 juin 1940), et près de 17 000 y furent tués, souvent lors d’exécutions racistes de prisonniers par les Allemands. Certains rejoignirent la Résistance, notamment dans le Vercors. Ces combattants africains, connus sous le nom de « tirailleurs sénégalais », ont sacrifié leur jeunesse et souvent leur vie pour la France, et ainsi largement contribué à planter l’arbre de la liberté. Par ailleurs, l’UTSF a mené, de 2001 à 2004, avec MC2a, un travail à partir de la pièce de théâtre de Mar Fall, Nos tirailleurs en campagne, travail qui a donné lieu à une représentation au Glob Théâtre à Bordeaux ainsi qu’à un film réalisé avec les jeunes de l’association et le réalisateur Dragoss Ouedraogo. Pour en savoir plus : www.utsf-gironde.org / onglets “Activités” et “Mémoire” |
||||||||
|
||||||||