Suite à la révélation par « Le Canard enchaîné » en 1981, entre les deux tours de l’élection
présidentielle, des activités criminelles de Maurice Papon sous l’Occupation, le 8 octobre 1997 commençait un procès qui deviendra à la fois un événement médiatique, politique, judiciaire et socio-historique.
Maurice Papon, ancien haut fonctionnaire de Vichy, secrétaire générale de la préfecture de la Gironde de 1942 à 1944, comparaissait devant les assises de la Gironde pour crimes contre l’humanité et pour sa responsabilité dans la déportation de dix convois de
déportation de Juifs de Bordeaux vers Drancy, soit près de 1 600 personnes dont de nombreux enfants.
Au bout de 16 années d’instruction, plus de 50 ans après les faits, Maurice Papon comparaissait accusé de complicité de crimes contre l’humanité, pour «son rôle actif» dans l’arrestation puis la déportation des 72 victimes représentées par les parties civiles. En revanche, il est acquitté du troisième chef d’accusation, celui de complicité dans leur assassinat à Auschwitz. Le 2 avril 1998, au terme de plus de seize ans de procédure et de six mois d’un procès fleuve, Maurice Papon est condamné par la cour d’assises de la Gironde à dix ans de prison ferme pour complicité de crimes contre l’humanité.
Réservation par mail indispensable à resa@ajpn.org
Mercredi 23 mai / 14h – 18h30 / Conseil départemental de la Gironde
Jeudi 24 mai / 9h – 18h / Conseil régional de la Nouvelle-Aquitaine
AJPN, CEMMC, Comité Sousa Mendes et Rahmi
Conseil régional Nouvelle-Aquitaine, Conseil départemental de la Gironde, École nationale de la magistrature, ONACVG 33, Mémorial de la Shoah, Académie de Bordeaux, Archives départementales de la Gironde, Université Bordeaux Montaigne
B’nai B’rith, La Machine à Lire, Ligue des Droits de l’Homme, Mata Malam, Goethe Institut, Rocher de Palmer
Crédit dessin de procès Papon : Édith Gorren
Crédit communication et programme : Bernard Lhoumeau