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Hamou OUACHI

Ancien combattant marocain
Né en 1923
Engagé en 1942
Arrivé en France en 1996

Hamou OUACHI
Hamou OUACHI
/
Les séquences

InterviewerAbdellah Ahabchane
Traducteur : Ahmed Nokri
Lieu : Foyer ADOMA, Bordeaux
Date : 20 mars 2009

AHMED NOKRIPrésentation de l’entretien en arabe.

ABDELLAH AHABCHANE – Bonjour monsieur, nous sommes là pour la collecte de la mémoire des anciens combattants, vous allez nous raconter un peu votre vie, ce que vous avez fait avant de vous engager, pendant l’engagement et après, quand vous êtes revenu récemment en France pour réclamer vos droits. Ce que l’on va enregistrer va être déposé aux archives.

Retranscription de l’interview

Comment vous vous appelez ?

HAMOU OUACHI – Je m’appelle  Benhamou Benachir.

Avant de vous engager, vous étiez où ?

J’étais au Maroc dans la région de Oulmès.

Quel âge avez-vous aujourd’hui ?

J’ai 86 ans.

Avant que je m’engage, j’avais à peu près 20 ans, je faisais de l’élevage, un peu d’agriculture…

AHMED NOKRI – Comment vous viviez avant de vous engager dans l’armée française ?

Avant que je m’engage, j’avais à peu près 20 ans, je faisais de l’élevage, un peu d’agriculture…

Comment vous avez su qu’il y avait l’engagement ?

Il y avait des gens qui revenaient, ils avaient des permissions, ils revenaient de Meknès, et donc je suis parti à Meknès.

Est-ce qu’il y a des gens de votre famille ou de votre entourage qui se sont aussi engagés ?

Je me suis engagé en 1942…

ABDELLAH AHABCHANE – Et pour les gens de votre famille ? Il y en a qui se sont aussi engagés ?

Il y avait aussi mon frère qui était avec moi au service. Mon frère il a passé 15 ans, il a eu sa retraite, mais il n’est jamais venu après en France…

Combien d’années vous avez passées à l’armée ?

Je me suis engagé de 1942 jusqu’à 1956.

AHMED NOKRI – Quand vous vous êtes engagé, vous avez fait quelles guerres ?

C’est pour pouvoir vivre, parce qu’on n’a pas fait d’études, on ne faisait pas grand chose, donc je me suis engagé.

ABDELLAH AHABCHANE – Avant de vous engager, comment ça s’est passé ?  Est-ce que vous avez fait un service ? Vous avez passé des visites médicales ?

On a fait l’instruction… En 1942, les Américains sont rentrés au Maroc par Mehdia. Il n’y avait pas beaucoup de différence de temps entre l’arrivée des Américains et mon engagement.

Quand les Américains sont arrivés, est-ce que vous étiez déjà engagé ?

Oui, oui, j’étais déjà engagé.

Pour quelles raisons vous vous êtes engagé ?

C’est pour pouvoir vivre, parce qu’on n’a pas fait d’études, on ne faisait pas grand-chose, donc je me suis engagé.

AHMED NOKRI – Quand vous vous êtes engagés par ou vous êtes passé ?

Je suis passé par l’Algérie.

Quand vous vous êtes engagé, vous étiez en Algérie, vous avez fait l’instruction ?

Après nous sommes partis d’Alger en Corse.

Nous sommes partis de Corse, on est allé à Naples. En Italie, à la montagne 16, il y avait l’armée française, anglaise et américaine, la France au milieu, les Anglais à droite, les Américains à gauche.

Vous étiez dans un bataillon en France avec l’armée ?

J’étais dans le bataillon 69 RRA.

Est-ce que vous vous rappelez des batailles auxquelles vous avez participé ?

Nous sommes partis de Corse, on est allé à Naples.

On a fait la guerre en Italie puis en France jusqu’au 11 mai 1944.

En Italie, à la montagne 16, il y avait l’armée française, anglaise et américaine, la France au milieu, les Anglais à droite, les Américains à gauche.

Qu’est-ce qui était le plus difficile dans cette bataille ?

Attends, d’abord que je raconte la suite…

Racontez-nous la suite !

En préparation de la bataille, les Américains avaient préparé mille deux-cents canons, les Français en possédaient huit cents et, les Anglais, mille.

C’était le 11 mai.

Chaque canon envoyait 100 boulets. L’artillerie s’est…produite toute la nuit, jusqu’au matin. Et, la matinée, les Allemands n’étaient plus là…

ABDELLAH AHABCHANE – À quel endroit ?

16 !… C’est la montagne 16.

Chaque canon envoyait cent boules.

L’offensive était programmée pour le 11 à 23H00.

L’artillerie s’est… produite toute la nuit, jusqu’au matin. Et, la matinée, les Allemands n’étaient plus là.

Vous pouvez continuer si vous le souhaitez. Racontez-nous ce qui s’est passé après.

Comme ils avaient déjà subi une première défaite, ils reculaient petit à petit, donc on marchait tous les jours 3 kilomètres, 5 kilomètres.

Pour cette bataille que vous nous racontez, est-ce qu’il y avait des camarades à vous qui  appartenaient à d’autres pays ?

Il y avait des Arabes et des Berbères.

Mais à part ça, est-ce qu’il y a d’autres nationalités, comme les Sénégalais par exemple ?

Les soldats se regroupaient selon le pays. Les Tunisiens restent avec les Tunisiens, les Marocains avec les Marocains et les Sénégalais avec les Sénégalais.

AHMED NOKRI – Après cette bataille, est-ce que vous avez fait d’autres batailles?

Oui, j’ai continué la guerre après l’Italie, en France, et jusqu’à la défaite de l’Allemagne. Hitler a été battu. L’un de ses chefs, Himmler, aussi, il a été tué, et encore d’autres…

Avez-vous participé à la Guerre d’Algérie ?

Non, je n’ai pas voulu en Algérie pour participer à la guerre.

ABDELLAH AHABCHANE – Pourquoi ?

Je n’ai pas participé parce que je n’étais en accord avec mon capitaine. J’étais chef de grade et je me suis plaint et après, je suis reparti avec le regroupement que l’on appelle les « Goums ».

AHMED NOKRI – Une fois la Seconde Guerre mondiale finie, est-ce que vous avez participé à une autre guerre?

Oui, j’ai participé à la guerre d’Indochine.

ABDELLAH AHABCHANE – Pouvez-vous nous parler de la Guerre d’Indochine ?

On est partis d’Oran à Saïgon en 1950.

On est allé dans une région qui s’appelle le Tonkin.

En haut de Tonkin, on est partis à jusqu’à Hai Phong.

Après, on est partis dans une région montagneuse

Les soldats se regroupaient selon le pays. Les Tunisiens restent avec les Tunisiens, les Marocains avec les Marocains et les Sénégalais avec les Sénégalais.

Qu’est-ce qui s’est passé dans la montagne ?

C’était en état de guerre ! Au départ c’était difficile parce qu’on ne connaissait pas la région, mais après, on s’est adapté à l’environnement et c’était plus facile pour nous.

AHMED NOKRI – Quelle relation aviez-vous avec les gens d’Indochine et quel regard avaient-ils sur vous ?

Il y a des gens bien et d’autres pas bien.

ABDELLAH AHABCHANE – Est-ce que vous avez eu des relations avec eux ? Est-ce que vous en avez connu ?

J’avais un prisonnier pendant dix-huit mois. Il était sergent… dans l’armée, de l’autre côté, de  l’Indochine.

C’était Hô Chi Minh qui était le chef en face ?

C’était Hô Chi Minh c’était lui le chef, bien sûr…

Avec Maârouf… Maârouf il était avec Hô Chi Minh…

Donc, il y avait quelqu’un qui s’appelait Maârouf qui était le chef de guerre d’Hô Chi Minh, qui dirigeait bien sûr les batailles avec Hô Chi Minh…

De quelle origine était Maârouf ?

Ce Maârouf, qui était avec Hô Chi Minh, il est d’origine Marocaine mais on sait pas de quelle ville… on ne le sait pas.

Quand je suis arrivé à la retraite, ils me donnaient 10 000 reals… Environ 50 €. C’est la même retraite que je touche, et jusqu’à aujourd’hui, elle n’a pas bougé.

Après votre service, vous êtes rentré au Maroc ? Qu’est-ce que vous avez fait à ce moment-là ?

Je suis revenu au Maroc… Donc, j’ai quitté l’armée en 1956, et j’ai repris comme avant, c’est-à-dire l’élevage et l’agriculture.

AHMED NOKRI – Est-ce que vous avez une retraite ?

Quand je suis arrivé à la retraite, ils me donnaient 10 000 reals… Environ 50 euros.

Quand vous avez quitté l’armée française, le Maroc n’avait pas encore son indépendance, est-ce que vous vous êtes engagé après dans l’armée royale ?

Non, je me suis pas engagé, non.

Quand vous dites « rendu » à l’armée royale, qu’est-ce que vous voulez dire ? Vous avez servi pour l’armée royale ?

Non, je ne me suis pas engagé à l’armée royale. Moi j’ai repris ma vie normale comme agriculteur, plutôt petit paysan. Et après je suis venu ici quand on a appris qu’il y avait des foyers etc., on a commencé à réfléchir à avoir un hébergement ici, un certificat d’hébergement et de venir en France.

Quand vous êtes revenu au Maroc, la retraite était gelée, c’est ce qu’on appelle la cristallisation, est-ce que vous le saviez ?

C’est la même retraite que je touche, et jusqu’à aujourd’hui, elle n’a pas bougé.

ABDELLAH AHABCHANE – Mais est-ce que vous le saviez à l’époque ?

Non, je ne le savais pas. On ignorait tout ça. C’est la même retraite que je touche aujourd’hui, elle n’a pas bougé.

Est-ce que le gouvernement marocain vous a aidé pour défendre vos droits ?

Non, personne ne nous défendait. Dès qu’on a quitté l’armée, personne ne nous a défendu.

AHMED NOKRI – Comment avez-vous eu l’information pour venir en France pour faire valoir vos droits par rapport aux pensions ?

Quand je l’ai su, j’ai essayé pendant cinq ans d’avoir un certificat d’hébergement pour pouvoir venir en France.

ABDELLAH AHABCHANE – En quelle année vous l’avez su ?

C’est quand l’armée française a décidé de revaloriser la retraite du combattant.

Quelle année ?

Je ne sais pas… Trois ans.

Quand est-ce que vous êtes venu en France ?

Je suis revenu en France il y a un an et un mois.

À votre retour au Maroc, quand vous avez quitté l’armée, quelle a été votre vie ? Vous avez eu des enfants…?

Je me suis marié quand je suis revenu d’Indochine. Je me suis marié une fois, je n’ai pas eu d’enfants. Je me suis remarié une deuxième fois et j’ai eu dix enfants.

Combien de filles et combien de garçons ?

Cinq filles et cinq garçons.

Je fais des allers-retours, mais s’ils nous règlent notre problème définitivement, mon souhait c’est de repartir, bien sûr, définitivement.

AHMED NOKRI – Vous êtes revenu, on ne vous a pas donné vos droits à la retraite. Comment se passe votre vie ici ?

Je suis revenu ici pour… réclamer mes droits ! Ma vie ici… Ces derniers mois j’ai eu un accident, je me suis fait renverser par un bus… J’attends qu’on me réponde… Pour la CRAMA, j’ai préparé les papiers, j’attends la réponse de la CRAMA.

ABDELLAH AHABCHANE – Qu’est-ce qui vous est arrivé ? Vous pouvez nous parler de votre accident ?

Je me suis fait renverser par le bus et j’ai une entorse au niveau de la hanche droite.

AHMED NOKRI – Comment vous vivez aujourd’hui et est-ce que vous pensez retourner au pays ?

Je fais des allers-retours, mais s’ils nous règlent notre problème définitivement, mon souhait c’est de repartir, bien sûr, définitivement.

Vous vous battez pour avoir vos droits et vous vous battrez, je suppose, jusqu’à l’obtention de vos droits ?

Inchallah…

ABDELLAH AHABCHANE – Comment se passe une journée ici ?

On reste assis ici, on se voit entre nous… Mais c’est pas une vie normale…

Je connaissais la France depuis 1944. On a connu l’époque où c’était dur, où le pain était distribué sous forme de bons… »

Est-ce que vous allez vous promenez un peu ?

J’essaie un peu de me balader, mais c’est vrai que bon…on est tout le temps ici, c’est pas bon non plus pour la santé…

AHMED NOKRI – Est-ce que vous vous êtes promené à Bordeaux ? Est-ce que vous rencontrez des gens ? Est-ce que vous avez appris des choses ?

Je connaissais la France depuis 1944. On a connu l’époque où c’était dur, où le pain était distribué sous forme de bons (une portion de 250 grammes… Parce que les Allemands ils ont tout pris !).

Quand je me suis engagé la France était dirigée à l’époque par le Maréchal Pétain…

Et après, c’était l’époque de De Gaulle, Leclerc, etc. [rires]

ABDELLAH AHABCHANE – Quand vous avez passé la Deuxième Guerre mondiale, qu’est-ce qui vous a marqué le plus?

Quand on a embarqué en Corse, le plus dur pour nous c’est qu’on ne mangeait pas à notre faim. On avait très faim, il y avait pas grand-chose à manger. Mais par contre, quand nous sommes allés en Italie, nous avons mangé à notre faim. Après on a continué…

Oui, il y a eu beaucoup de morts… Mais de toute manière, depuis 1907, les Marocains participent à l’effort de guerre avec la France, il y a des morts…on peut dire jusqu’à maintenant !

Je me rappelle que les Italiens, l’Italie, était en coalition avec les Allemands quand nous sommes arrivés en Italie. Mais après, quand ils ont perdu, après ils ont regagné l’Alliance Atlantique.

Vous vous rappelez  des gens, des amis, qui sont morts ou qui ont été blessés ?

Oui, il y a eu beaucoup de morts… Mais de toute manière, depuis 1907, les Marocains participent à l’effort de guerre avec la France, il y a des morts…on peut dire jusqu’à maintenant !

Je ne peux pas vous dire le nombre, mais il y a beaucoup, beaucoup, de gens qui ont laissé leur vie.

Est-ce que vous avez eu un moment dur qui vous a marqué pendant la guerre ?

Les moments les plus durs, c’est, comme j’ai dit tout à l’heure, quand nous sommes en Corse par rapport à la nourriture, et après, aussi, c’était en Indochine, c’était au début, le temps de s’adapter à l’environnement.

Je ne peux pas vous dire le nombre, mais il y a beaucoup beaucoup de gens qui ont laissé leur vie.

Vous avez parlé tout à l’heure d’un certain Maârouf qui était avec Hô Chi Minh. Pouvez-vous préciser qui était-il, d’où vient-il ?

Maârouf, de ce que j’en sais, il était traducteur… écrivain-traducteur à Azilal. Il faisait de la politique, il était dans la résistance marocaine par rapport à l’armée française, parce que le Maroc était sous protectorat. Et il s’est fait arrêter et ils l’ont même emprisonné, ils l’ont mis dans un silo.

Qu’est-ce qui lui est arrivé après ?

Il y avait les gardiens… des soldats qui surveillaient la prison, et ils se passaient à tour de rôle la clé. Et Maârouf, il avait un ami… un copain sergent, qui était dans l’armée française, qui lui a dit, « Si tu veux t’échapper, je peux te donner cette possibilité ».

Ce sergent, il était dans l’armée française ou pas ?

Le sergent en question, c’était un français qui faisait partie de l’armée française.

Il est passé… par la Russie…

Il était en contact avec le Roi ?

Il connaissait Mohamed V à l’époque, qui l’a aidé à quitter le Maroc. Puis il a regagné Hô Chi Minh, en passant par la Russie.

Sa femme était française et elle est partie avec lui.

Maintenant, je ne sais pas ce qu’il est devenu.

Je voudrais vous demander quand vous êtes parti d’Oran en l’Indochine, comment s’est passé le voyage ?

On était allé à Oran, on a fait une grande fête, on a tué les moutons, on a bien mangé et le lendemain, on a embarqué, on a pris le bateau… via la Méditerranée, on est passé par Port Saïd et le canal de Suez, le Yémen, jusqu’à la Mer Noire… C’est une mer très, très, dangereuse.

Le bateau n’allait pas dans les ports, il n’avait pas le droit d’embarquer dans les ports, il n’y avait que des petits bateaux qui allaient chercher des provisions dans les ports qui étaient proches.

On était allé à Oran, on a fait une grande fête, on a tué les moutons, on a bien mangé et le lendemain, on a embarqué, on a pris le bateau…via la Méditerranée…

AHMED NOKRI – Pourquoi avez-vous dit que la Mer Noire était dangereuse ?

Pendant cinq jours, il y avait de grosses vagues énormes… Quand elles arrivaient par devant, on avait l’impression que le bateau va s’écrouler à l’arrière, quand ça arrive par l’arrière, c’est l’inverse, on a l’impression qu’on va plonger dans les profondeurs, on avait des vagues de côtés, ça penchait complètement à droite si ça arrive de gauche et inversement, et pendant cinq jours, on avait rien mangé !

ABDELLAH AHABCHANE – Est-ce que votre vie ici est facile ou difficile et est-ce qu’il vous manque quelque chose ?

C’est un peu difficile, d’autant plus que j’ai eu un accident, je me suis fait renverser, comme j’ai dit tout à l’heure, par un bus, et donc c’est mes voisins et mes copains, c’est des gens de la région de Zemmour, qui m’aident, qui me préparent la nourriture.

ABDELLAH AHABCHANE – Monsieur, merci beaucoup ! Cet enregistrement a eu lieu dans la chambre de M. HAMOU OUACHI, résidant au foyer ADOMA, cours du Médoc, à Bordeaux. La date de l’enregistrement… nous sommes le 20 mai 2009. L’enregistrement a été effectué… et l’entretien, par, d’une part, AHMED NOKRI, et d’autre part, par ABDELLAH AHABCHANE.

C’est un peu difficile, d’autant plus que j’ai eu un accident, je me suis fait renversé, comme j’ai dit tout à l’heure, par un bus, et donc c’est mes voisins et mes copains, c’est des gens de la région de Zemmour, qui m’aident, qui me préparent la nourriture.

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InterviewerAbdellah Ahabchane
Traducteur : Ahmed Nokri
Lieu : Foyer ADOMA, Bordeaux
Date : 20 mars 2009

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